La SDJ de Paris-Match proteste contre des « pressions » de Rachida Dati

PARIS, 29 mai 2007 (AFP) 20h52

La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match proteste contre « des pressions exercées par la garde des Sceaux » Rachida Dati visant à empêcher la publication de photos de jeunesse « dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père », dans un communiqué mardi. « Dans un contexte d’insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore », ajoute l’organisation. Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris-Match, a expliqué à l’AFP que Mme Dati lui avait fait savoir que « ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage ». « Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal -il s’agit de scènes d’enfance- nous avons décidé de respecter la loi », a ajouté M. Royan. « La liberté de la presse doit s’exercer dans le respect des personnes et Mme Dati n’a fait que faire respecter son droit à la vie privée », a expliqué de son côté le ministère de la Justice. « Il n’y a aucune raison de polémiquer ni de parler de pressions », a indiqué pour sa part à l’AFP Didier Quillot, pdg de Lagardère Active. « Il s’agit simplement de respecter le droit (…) Nous avons considéré que l’autorisation du père de Mme Dati, seul, ne suffisait pas car il s’agit de la vie privée et de l’enfance de Mme Dati et de ses frères et soeurs », a-t-il poursuivi. « Nous avons donc considéré que son accord, ainsi que celui de ses frères et soeurs, étaient indispensables. C’est le simple et strict respect de la vie privée », a conclu M. Quillot. Selon la SDJ de Paris-Match, la reproduction de ces photos avait été autorisée par le père de la garde des Sceaux « lors d’un rendez-vous avec nos reporters ». « Au terme de longues tractations, l’article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille », ajoute-t-elle. « Et ce bien qu’une partie d’entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M ». « Les photographies publiées (ndlr: dans la prochaine édition) sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie », souligne la SDJ. Elle note que l’actionnaire majoritaire de Paris-Match, Arnaud Lagardère, « auquel nous avions demandé de nous recevoir afin de garantir l’indépendance éditoriale de nos titres, ne nous a toujours pas dit quand nous pourrions le rencontrer ». La SDJ indique être soutenue, dans cette protestation, par les SDJ du Journal du Dimanche (JDD), Elle, Première et Télé7Jours, publications appartenant au groupe Lagardère. Cette protestation de la SDJ d’un des titres de la galaxie Lagardère intervient quelques jours après un premier incident. Mi-mai, le JDD avait renoncé à publier un article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de l’élection présidentielle le 6 mai. La Société des journalistes du JDD avait alors accusé Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal et proche de Nicolas Sarkozy, d’être intervenu pour que l’article ne soit pas publié et avait dénoncé « une censure inacceptable ».


Archive pour mai, 2007

Après 3 jours de marche, « enfin » les flèches de la cathédrale de Chartres

CHARTRES, 28 mai 2007 (AFP) 19h01

« Cela me donne du baume au coeur de les apercevoir enfin ». Après trois jours de marche depuis Paris, Marie-Dominique, 57 ans, a dans son champ de vision les deux flèches de la cathédrale de Chartres (Eure-et-Loir), terme du pèlerinage. Comme elle, des milliers de catholiques traditionalistes ont parcouru depuis samedi une centaine de kilomètres à travers l’Ile-de-France et la Beauce dans le cadre du 25ème pèlerinage de Pentecôte organisée par l’association Notre-Dame de la Chrétienté. Enfin le but est atteint lundi après-midi. Dans moins d’une demi-heure, Marie-Dominique, emmitouflée dans un grand manteau sous un coupe-vent bleu qui traîne par terre, sera sur le parvis de Notre-Dame de Chartres, où les premiers pèlerins sont déjà arrivés. Là-bas, le flot de pèlerins réunis sous des bannières multicolores à l’effigie des Saints a commencé à rentrer dans la cathédrale qui se remplit très rapidement. Certains devront rester dehors et regarder la grand’messe sur écran géant. « C’est un peu décevant de ne pas pouvoir entrer si près du but », s’étonnent Louis-Marie et son épouse Sylvie. Ce couple originaire de la banlieue parisienne a marché durant les trois jours. Le mari porte depuis le départ, une bannière tissée de Notre-Dame. « Avec le vent qui se mêle à la pluie, ça été très difficile d’avancer. C’est un effort que l’on fait avec la grâce de l’Esprit-Saint et de la Vierge Marie qui nous fait avancer. Nous les louons et nous les prions sans cesse », explique ce couple. Derrière eux, un groupe de jeunes arrive trempé sur le parvis de la cathédrale. La boue s’est collée à leurs chaussures de randonnée, atteignant même parfois leurs genoux nus. Leur visage témoigne de la fatigue accumulée. Mais ils trouvent encore la force de chanter de tout leur coeur « Ave Maria gratia plena. Ave Maria stella… », les yeux rivés sur leur carnet de chants. « Nous avons toujours la force de louer le Seigneur. Pour moi, ce pèlerinage est une véritable ressource indispensable à ma vie », explique l’un d’eux, Aymeric, un Rennais de 21 ans. « C’est l’occasion de rencontrer des gens de tous horizons, rassemblés pour une seule et même chose, le Dieu tout puissant et la Vierge Marie qui oeuvrent chaque jour dans ma vie ». Cette grâce, Lionel est justement en train de la découvrir. Ce jeune cadre parisien travaillant dans l’informatique vient de vivre pour la première fois le pèlerinage. « J’aime la marche, et j’ai décidé de le faire à un moment où je me pose beaucoup de questions sur ma vie et sur mon existence. Je n’étais pas croyant jusqu’à ce week-end, mais je sens qu’il s’est passé quelque chose en moi. Je n’ai pas assez de recul pour l’expliquer davantage », conclut-il.

Que faire lorsqu’on est arrêté par la police lors d’une manifestation ?

Syndicat de la magistrature

(mise à jour avril 2005) 

Sans prétendre à l’exhaustivité, le présent Vademecum tente de donner un éclairage sur les procédures pouvant aboutir à une interpellation au cours ou en marge d’une manifestation, et sur les suites judiciaires qui peuvent y être réservées.

Les indications succinctes qui sont données ne sauraient se substituer aux conseils des professionnels du droit au premier chefs des avocats, intervenant dans le cadre des différentes procédures. 

Manifester, une liberté publique fondamentale :

Le droit de manifester est une liberté fondamentale. Toutefois il s’agit d’un droit encadré par la loi (les manifestations doivent être déclarée auprès de la Préfecture etc…)

Après avoir procédé à des  » sommations  » les forces de l’ordre ont le pouvoir de disperser les attroupements  » qui menacent l’ordre public « . La loi permet aux agents d’utiliser la force (non seulement pour se défendre personnellement mais aussi pour défendre  » le terrain qu’ils occupent « ). Cet usage doit cependant être strictement proportionné.

Le fait de ne pas se disperser après les sommations est considéré comme un délit. Le fait que des personnes soient armées aggrave la répression possible de l’attroupement. 

Vos droits :

    Vous êtes libre de porter des banderoles ou des insignes ou autocollants. La police n’a pas le droit de vous ordonner de les ôter.

    Sur la voie publique, vous avez le droit de filmer ou de photographier la manifestation, y compris les policiers. Ils n’ont pas le droit de confisquer ou détruire les images ou votre matériel, sauf à procéder à une véritable saisie, dans le cadre d’une enquête. 

LE CONTRÔLE D’IDENTITÉ :

C’est une des modalités les plus fréquentes d’interpellation.

Les motifs du contrôle d’identité (art 782 du code de procédure pénale CPP) :

Outre les contrôles spécifiques relatifs au séjour des étrangers, les forces de l’ordre peuvent contrôler votre identité s’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’une personne a commis ou a tenté de commettre une infraction, se prépare à commettre un crime ou un délit, est susceptible de fournir des renseignements sur une enquête pénale en cours, ou fait l’objet de recherches judiciaires. Mais le Procureur peut aussi requérir des contrôles d’identité pour les infractions qu’il précise (recherches de stupéfiants, ports d’armes…).

Enfin l’identité peut être contrôlée pour  » prévenir une atteinte à l’ordre public « 

Les motifs du contrôle sont donc très larges, mais ils doivent répondre à l’un de ces critères, et pouvoir être justifiés de manière circonstanciée, sous peine de nullité du contrôle. En pratique les contrôles sont cependant rarement annulés par les tribunaux

.

Vos droits :

    Si vous êtes de nationalité française, vous pouvez établir votre identité par tout moyen, il n’est pas obligatoire d’avoir sur vous une pièce d’identité.

    Si vous êtes de nationalité étrangère, vous devez, toujours avoir avec vous le titre ou les documents vous autorisant à circuler ou à séjourner en France (une carte de séjour, un passeport avec un visa datant de moins de 3 mois , un récépissé de demande de titre de séjour ou encore une convocation à la préfecture etc…). En effet, la police peut à tout moment, contrôler la régularité de leur séjour en France des étrangers. Les mineurs étrangers peuvent prouver par tout moyen leur identité.

Conseils :

Restez toujours calme et poli. Ne tutoyez pas les policiers ou gendarmes, même s’ils vous tutoient, ne faites aucun geste violent à leur égard. Ne tentez pas de vous soustraire par la force à un contrôle d’identité. Dans le cas contraire, vous risqueriez de vous voire reprocher les délits d’outrage, rébellion, violence envers une personne dépositaire de l’autorité publique. Des peines d’emprisonnement sont encourues et fréquemment prononcées. La procédure de comparution immédiate (flagrants délits) est souvent utilisée.

Si les policiers sont agressifs lors d’un contrôle d’identité, restez aussi calme que possible et ne répliquez pas. Prenez les coordonnées de toutes les personnes qui peuvent témoigner de la scène.

Lors de l’interpellation pour un contrôle d’identité, la police peut seulement accomplir sur vous une palpation de sécurité. Il s’agit d’une recherche extérieure, à travers les vêtements, d’objets dangereux pour la sécurité du porteur ou d’autrui. Cela ne peut en aucun cas consister en des attouchements ou une fouille à corps. En théorie, vous restez parfaitement libre pendant les opérations de contrôle d’identité. Vous pouvez notamment parfaitement téléphoner ou communiquer avec des tierces personnes.

Si vous on emmène au commissariat, demandez à des personnes présentes de prévenir vos proches. 

La rétention en vue de vérifier votre identité (art 783 du code de procédure pénale) :

Si vous n’avez pas de preuve de votre identité, vous pouvez être retenu par la police (sur place ou dans un local de police) pendant 4 heures maximum à partir de début du contrôle.

Exceptionnellement, il peut être procédé à la prise d’empreintes digitales et de photographies, lorsque la personne contrôlée refuse de justifier de son identité ou donne des informations  » manifestement inexactes « .

Un procès verbal est dressé et transmis au procureur de la république.

Si vous refusez de vous soumettre à cette mesure, vous pouvez être punis de 3 mois de prison et 3750 euros d’amende (art 78 -5 du CPP) 

Vos droits :

    Vous avez le droit de faire aviser le procureur de la république de votre rétention à tout moment. Si vous êtes mineur, le procureur de la République doit être informé dès le début de la rétention. Exercez le droit de faire prévenir le procureur. Vous avez le droit de prévenir votre famille ou toute personne de votre choix. Si vous êtes mineur, vous devez être assisté par votre représentant légal, sauf si c’est impossible.

    Une copie du procès verbal de contrôle d’identité doit vous être remise (s’il n’y a pas de garde à vue à la suite). Exigez ce document.

    Lorsque la procédure de vérification n’est suivie d’aucune enquête ou autre suite judiciaire, les pièces doivent être détruites (dans un délai maximum de 6 mois). Le procureur de la République doit le vérifier. La procédure ne doit faire l’objet d’aucun fichage. Notamment, elle ne doit pas être mentionnée dans le fichier STIC. 

La garde à vue :

Un officier de police peut décider de vous retenir au poste 48 heures maximum (96h lorsque des stupéfiants sont en cause) s’il soupçonne que vous avez commis ou tenté de commettre une infraction. Si vous êtes mineur, vous pouvez être retenu seulement 24h sauf en cas d’infraction punie de 5 ans d’emprisonnement. La prolongation d’une garde à vue de 24h à 48h doit être autorisée par le procureur. Si la garde à vue fait suite à un contrôle d’identité, la durée de la garde à vue se calcule à partir de l’heure de votre interpellation par la police (les 4 heures de vérification incluses). 

Vos droits :

    Vous devez être immédiatement informé de vos droits dans une langue que vous comprenez, si besoin, avec l’aide d’un interprète ou à l’aide d’un formulaire écrit.

    Dès le début de la garde à vue , le procureur doit être informé par l’officier de police judiciaire de votre placement en garde à vue.

    Vous avez le droit de savoir quelle infraction vous est reprochée. Vous devez demander que ce soit écrit sur le procèsverbal.

    Vous avez le droit de voir un avocat que vous avez choisi ou un avocat qui est mis à votre disposition si vous n’en connaissez pas. Vous pouvez le rencontrer tout au début de la garde à vue et à la 20ème heure (72ème heure en cas de stupéfiants), pendant 30 mn de manière confidentielle. En cas de prolongation de la garde à vue au delà de 24h, autorisée par le procureur vous pouvez encore voir l’avocat à la 36ème heure.

    Dès le début de la garde à vue  » sans délai  » , vous pouvez faire prévenir par téléphone, un proche (la personne avec qui vous vivez habituellement, l’un de vos parents, l’un de vos frères ou sœurs, ou votre employeur etc…).

    A tout moment lors de la garde à vue , à votre demande ou à celle d’un membre de la famille, vous avez le droit de demander d’être examiné par un médecin qui vient sans délai. Après 24h de garde à vue, vous avez le droit de demander une seconde fois à vois un médecin. Si vous avez moins de 16 ans, un médecin est désigné dès le début de la garde à vue pour vous examiner.

    Lorsque l’infraction concerne les stupéfiants, un médecin vous examine toutes les 24h, en plus des examens que vous pouvez personnellement demander.

    Il est possible que vous subissiez une fouille à corps afin de rechercher des indices en rapport avec l’infraction constatée. Il s’agit alors non seulement de fouiller vos vêtements mais aussi l’intérieur de votre corps. Mais la fouille de l’extérieur de votre corps peut être effectuée uniquement par un policier de même sexe que vous. Des examens impliquant une intrusion à l’intérieur de votre corps ne peuvent être effectués que par du personnel médical.

    Vous avez le droit de vous taire et de refuser de répondre aux agents. 

Conseils :

    Vous pouvez choisir de vous taire lors des interrogatoires. Demandez conseil à votre avocat à ce sujet.

    Relisez très attentivement le procès verbal (documents décrivant les conditions de garde à vue et des auditions).

    Le procès verbal doit retranscrire vos propos sans les trahir, ainsi que les questions qui vous ont été posées. Vous pouvez refuser de le signer Si vous n’êtes pas d’accord avec son contenu, mieux vaut ajouter vous-même des précisions à la fin du document avant de le signer.

    Au cas extrême mieux vaut ne pas le signer. Attention, cette attitude est souvent considérée comme une preuve de mauvaise foi par les tribunaux… Ce choix ne doit donc pas être fait à la légère.

    Si vous n’avez pas les moyens de payer les frais d’un avocat, vous pouvez demander à l’Etat français de prendre en charge totalement ou partiellement ces frais selon le montant de vos revenus mensuels. C’est l’aide juridictionnelle.

    Les policiers n’ont pas le droit de vous faire subir des violences, ni physiques, ni morales. Si vous subissez des violences (coups, insultes, humiliations, refus de repas…) parlez en à votre avocat et demandez un examen médical afin que ces violences soient constatées dans un établissement hospitalier afin qu’un certificat médical précisant la durée de l’arrêt de travail soit établi. Vous pouvez porter plainte auprès du procureur de la république. cependant ces plaintes sont souvent classées. Il est aussi possible de porter plainte devant un juge d’instruction avec constitution de partie civile.

    Si des violences contre des biens ou des personnes vous sont reprochées, il est très important d’avoir pris les coordonnées des personnes pouvant témoigner en votre faveur.

    Vous avez des droits que les policiers ne peuvent vous refuser, comme ceux de voir un interprète, un avocat , un médecin. S’ils vous ont été refusés, faites noter sur le procès verbal que vous les avez demandés ou bien noter le vous-même avant de le signer. Parlez en impérativement à votre avocat, car le non respect de vos droits rend toute la procédure nulle.

    Il peut être utile d’avoir avec soi les coordonnées d’un avocat choisi à prévenir, plutôt que l’avocat de permanence. 

La sortie de garde à vue :

Vous pouvez être immédiatement informé de poursuites judiciaires ou libéré sans être informé de la suite qui sera donné à la garde à vue. Dans ce cas, vous avez le droit de demander au procureur de la République à être informé à l’issue d’un délai de 6 mois suivant la garde à vue.

C’est le procureur de la République qui décide des suites de la garde à vue : classer la procédure, vous faire donner immédiatement une convocation en justice, vous faire conduire devant lui pour un jugement immédiat. Quelles que soient les suites de la garde à vue, sachez que vous serez inscrits comme  » mis en cause  » dans le STIC (système de traitement des infractions constatées). Il s’agit du fichier tenu par la police. La plupart des inscriptions de ce

fichier y restent pendant 20 ans. Elles peuvent être consultées par la police à l’occasion d’autres enquêtes.

Demandez au policier quelles sont les mentions portées dans ce fichier. Si vous n’êtes pas d’accord vous pouvez demander auprocureur de faire rectifier ou effacer ces informations. 

La comparution immédiate :

La comparution immédiate est une procédure qui permet de faire juger quelqu’un immédiatement après la garde à vue par le tribunal correctionnel.

Cette procédure peut-être utilisée si vous encourez une peine de prison égale ou supérieure à 6 mois comme c’est le cas pour la plupart des délits fréquemment commis en marge de manifestations.

La procédure de comparution immédiate permet de prononcer une peine d’emprisonnement ferme qui peut être mise à exécution immédiatement (on parle de mandat de dépôt ou de maintien en détention).

Si le tribunal ne peut être réuni le jour même, vous pouvez être placé en détention provisoire. Vous devez être jugé dans ce cas au plus tard le troisième jour ouvrable suivant. 

Vos droits :

    Vous avez le droit de refuser d’être jugé le jour même lorsque le juge vous demande si vous acceptez la comparution immédiate. Mais vous risquez d’aller en prison en attendant, pour une durée de deux à six semaines, même si vous avez un domicile, une famille ou un travail. Demandez donc conseil à votre avocat à ce sujet.

    En comparution immédiate, l’assistance d’un avocat est obligatoire. C’est lui qui peut vous conseiller sur les risques encourus et l’attitude qu’il convient d’adopter. Ses honoraires seront pris en compte au titre de l’aide juridictionnelle si vos revenus sont globalement inférieur au SMIC. Questionnez l’avocat à ce sujet.

    Vous avez le droit de faire appel contre la décision du juge qui vous condamne. Toutefois, si vous avez été placé en détention, vous resterez détenu jusqu’au jugement en appel. 

Les autres modalités de poursuites :

Le procureur de la République dispose de nombreuses autres possibilités de poursuite. Dans la plupart des cas elles donnent lieu à une convocation différée.

Il est cependant possible que le procureur ouvre immédiatement une information judiciaire et qu’un juge d’instruction soit désigné à cet effet. Vous pourrez dans ce cas être immédiatement présenté devant le juge ou convoqué par ce dernier ultérieurement. Le juge d’instruction peut envisager votre placement sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire.

Depuis la loi Perben II, le parquet peut aussi envisager une procédure de  » plaider coupable  » (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Cette procédure n’est possible que si vous avez avoué les faits. Une peine est proposée au prévenu qui peut l’accepter ou la refuser. Il peut s’agir d’une peine d’emprisonnement ferme. Elle peut être mise à exécution immédiatement avec l’accord du condamné. Le concours d’un avocat est obligatoire. Il est possible de solliciter un délai de 10 jours avant d’accepter la peine. Toutefois, vous pouvez être placé en détention provisoire en attendant si vous avez été présenté au parquet au sortir de la garde à vue. 

La rétention administrative :

Si vous êtes étrangers en situation irrégulière, le préfet peut décider de vous reconduire à la frontière. Dans ce cas , le préfet peut vous placer en rétention administrative pendant 48h pour préparer votre renvoi. Au delà de ces 48h , vous pouvez être maintenu en rétention pendant encore 15 jours au maximum sur décision du juge des libertés, puis une nouvelle fois 5 ou 15 jours selon les cas. 

Vos droits :

    Vous devez être informés de vos droits dès le début de votre rétention dans une langue que vous comprenez.

    Vous avez le droit de faire un recours contre la décision de reconduite à la frontière mais le recours n’est pas suspensif (vous restez en rétention)

    Vous avez le droit de demander l’assistance d’un médecin

    Vous avez le droit de demander l’assistance d’un avocat

    Vous avez le droit de demander l’assistance d’un interprète

    Vous pouvez communiquer avec votre consulat et avec une personne de votre choix

    Vous avez le droit de faire appel contre la décision du juge de prolonger la durée de votre rétention

    Comme en garde à vue , vous avez le droit d’être bien traité en rétention ( ne subir aucun violence ni physique, ni morale) 

Conseils :

Une association, la CIMADE se trouve sur le lieu de votre rétention afin de pouvoir vous aider, notamment à contester la décision de reconduite à la frontière. Demandez à la rencontrer au plus vite (Siège : 01 45 55 15 77) Pour une information sur les droits des étrangers, contacter aussi le GISTI (01 43 14 84 89) ou l’ANAFE (01 42 08 69 93) 

L a fouille d’un véhicule :

Sauf lorsqu’il s’agit d’un véhicule d’habitation ( caravanes …), la police peut fouiller un véhicule y compris le coffre , si elle a des  » raisons plausibles  » de soupçonner qu’un crime ou un délit flagrant a été commis par l’un des occupants.

La police peut aussi immobiliser un véhicule pendant 30mn et le fouiller avec l’accord du conducteur (ou à défaut le procureur)  » pour prévenir une atteinte grave à a sécurité des personnes et des biens « .

Y a t-il eu censure pour protéger Cécilia ?

sur le site de 20 minutes

Censure contre un quotidien français? C’est ce qu’affirme le site internet rue89 (dimanche en fin d’après-midi, il était inaccessible).

«Selon nos informations, le «Journal du Dimanche» a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour», lit-on sur ce site.

Une information confirmée par Patrice Trapier rédacteur en chef du JDD, à une journaliste de 20 minutes: «On ne l’a pas publié, car cela relevait de la vie privée de Cécilia».

Cécilia n’a pas voté

Dimanche dernier, tout le monde s’était étonné de ne pas voir l’épouse du candidat à son bras, lorsqu’il avait glissé le bulletin dans l’urne. Toute la journée d’ailleurs Cécilia avait joué les absentes, ne réapparraissant que tard le soir, sur l’estrade dressée place de la Concorde pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy. Elle en était descendu en larmes…

Une scène qui a visiblement interpellé les journalistes du JDD. Ces derniers sont donc allés consulté le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy. Et ils se sont aperçus que l’épouse du candidat de l’UMP «n’avait pas voté». Ils ont ensuite contacté Cécilia, qui n’a pas souhaité faire de commentaire.

Vifs échanges

«A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus», affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication. «Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l’article soit remis dans un tiroir›».

«L’article, illustré d’une photo de la liste d’émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple», précise le site.

C. L. et R. B.

Législatives: Arno Klarsfeld avoue ne « pas très bien » connaître la circonscription dans laquelle il est investi

sur le site de yahoo

PARIS (AP) – Désormais candidat pour les élections législatives dans la 8e circonscription de Paris, l’avocat Arno Klarsfeld a reconnu mardi qu’il ne connaissait « pas très bien » le secteur concerné, le XIIe arrondissement, même s’il a confié l’avoir « récemment » traversé avec le marathon de Paris.

Il a été investi candidat en milieu de journée sous l’étiquette « majorité présidentielle ». « On me l’a demandé, (…) je le prends comme un challenge », a-t-il expliqué sur France-Inter. « La circonscription n’est pas non plus un cadeau », puisque « la gauche a fait plus de 51% (des voix à l’élection présidentielle, NDLR), donc il s’agit de regagner mille voix ».

Le XIIe arrondissement, « je ne le connais pas très bien », a avoué le tout nouveau candidat. « Je l’ai traversé récemment complètement lors du dernier marathon de Paris », a raconté l’avocat dont le cabinet est situé dans le VIIIe arrondissement.

« Un de mes premiers engagements politiques a fini dans le XIIe arrondissement », s’est-il souvenu. Il a ainsi expliqué qu’en 1987, il s’était rendu « tout seul » à un meeting du Front national au cours duquel il avait traité Jean-Marie Le Pen de « raciste ». « J’avais été passé à tabac sérieusement par le service d’ordre », a ajouté Arno Klarsfeld.

« J’étais reparti du Bourget en sang, avec un décollement de la rétine à l’oeil droit, et j’ai été envoyé à la Fondation Rothschild, dans le XIIe arrondissement, où je suis resté cinq jours », a poursuivi l’avocat. Le nom de la ministre déléguée aux Affaires européennes Catherine Colonna avait également été cité pour cette huitième circonscription.

Enfin, à la question de savoir s’il était « ministrable », il a répondu que Nicolas Sarkozy avait « promis de prendre des gens d’expérience ». « A mon avis, même s’il peut y avoir des erreurs de casting, on ne sait jamais, ministrable, cela me semble difficile ».

En revanche, le candidat à la députation a souligné qu’un secrétariat d’Etat était « plus possible ». « J’ai rempli un vaste rayon de missions, et si les choses se passent bien, il peut y avoir quelque chose qui se présentera ». Nicolas Sarkozy avait confié à Arno Klarsfeld des missions sur l’histoire de la colonisation, sur les enfants de sans-papiers scolarisés en France et sur les SDF.

Cécilia n’a pas voté, info trappée dans le JDD

sur le site de 20 minutes

Le coup est détonant. Dimanche à 13h30, rue89.com fait cette révélation: le «Journal du Dimanche du jour» était en possession d’un scoop mais ne l’a pas publié.

«Au cours de leur enquête, affirme le site, les journalistes du JDD ont découvert, en consultant le registre (public) du bureau de vote, que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté». Selon nos informations, le JDD a aussi eu la preuve qu’aucune procuration n’a été faite au nom de Cécilia Sarkozy.

Respect de la vie privée

A la rédaction du quotidien dominical, personne ne nie l’existence de ce papier, ni le fait que sa publication était décidée. C’est samedi en fin d’après-midi qu’il serait passé aux oubliettes. «Nous ne l’avons pas passé parce que cela relève de la vie privée de Cécilia Sarkozy», atteste même Patrice Trapier, rédacteur en chef au JDD joint par 20 Minutes.

Rue89.com, lui, y voit un autre motif. «Plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus». Et le site fondé par des anciens de «Libé» de citer Franck Louvrier, chef de la comm’ de Nicolas Sarkozy. «Archi-faux, martèle ce dernier, je n’ai jamais appelé pour faire passer des infos à la trappe».

Un précédent à «Paris-Match»

Reste cette information choc, qui a valu à rue89.com un afflux de connections jusqu’à le rendre hors-service une bonne partie de l’après-midi de dimanche. «Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l’article soit remis dans un tiroir».

Le groupe est actionnaire majoritaire du JDD, et son dirigeant est un proche de Nicolas Sarkozy. «Ce n’est pas la première fois que Lagardère intervient sur le contenu, notait dimanche Pascal Riché, cofondateur de rue89.com. Il a ainsi obtenu le départ de Alain Genestar de Paris-Match, après la Une sur Cecilia Sarkozy et Richard Attias».

Colère des journalistes

Dimanche, plusieurs sources internes au JDD nous ont rapporté que Arnaud Lagardère aurait téléphoné à Jacques Espérandieu, directeur de la rédaction. Dans un entretien à l’AFP, ce dernier n’a ni démenti ni confirmé ces informations. «J’ai eu un certain nombre de coups de téléphone de gens insistant sur le côté très privé et très personnel de l’information», a t-il simplement glissé.

Dès mardi, jour de la conférence de rédaction du JDD, il devra dans tous les cas faire face à l’ébullition qui règne parmi les journalistes.

Raphaëlle Baillot et Anne Kerloc’h

Est-ce cela le dialogue social ?

sur le site de Politis

En votant Sarkozy, les Français ont décidé le rétablissement de l’esclavage pour les travailleurs ; nous autorisons les syndicats à négocier le poids des chaînes mais pas plus. Je caricature ? A peine. Il suffit de se reporter aux propos qu’a tenu mardi Claude Guéant, sur LCI…

Claude GuéantQui connaît Monsieur Claude Guéant ? Pas grand monde. Cet obscur haut fonctionnaire a fait carrière dans la préfectoral. En 2002, il devient directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, place Beauveau, puis à Bercy avant de revenir à l’Intérieur,poste qu’il a quitté pour être le directeur de campagne de son patron. Ce petit homme gris rêve de finir sa carrière secrétaire général de l’Elysée. S’il obtient le job, attendez vous donc à le voir sur vos écrans de télévision le 16 ou le 17 mai. C’est en effet à lui que pourrait revenir la tache d’annoncer la liste des membres du gouvernement. Voilà pour la présentation de Claude Guéant, la voix de son maître.

En réponse aux mises en garde des organisations syndicales contre un passage en force sur le service minimum (en cas de grève dans les transports) ou les régimes spéciaux de retraite, Claude Guéant a déclaré sur LCI : « Je vois mal que les syndicats puissent aller contre l’avis du peuple français. Les syndicats, auxquels Nicolas Sarkozy souhaite réserver une grande place dans la refondation des instruments de notre démocratie sociale, ne représentent que 8% des salariés. Ce sont 85% des Français qui se sont exprimés dimanche dernier. »

C’est curieux cette manière, assez typique de la rhétorique de son patron, qu’a Monsieur Guéant-Gris de noircir le trait. Si 85% des Français avait voté pour son chef, ça se saurait. Faut pas pousser !! Qu’il ait recueilli 53,04% des électeurs qui se sont exprimés, est déjà bien assez. Inutile d’en rajouter. D’ailleurs cela ne fait que 42,69% des 44.472.198 électeurs inscrits, qui eux-mêmes ne constituent pas l’ensemble des Français, etc.

Mais au moins le propos est clair : Nicolas Sarkozy a été élu sur « un projet extrêmement clair », comme il nous le rappelle. Rien de ce qui a été annoncé n’est négociable. Les syndicats, minoritaires, n’ont donc qu’à fermer leur gueule. Nous voilà édifié sur la conception sarkozyste du « dialogue social ». A part ça, nous explique la voix de son maître : « Nicolas Sarkozy n’a aucune intention de passer en force. » Serait-ce de l’humour ?

Lettre ouverte à la vraie France

sur le site de Politis

J’ai fait un mauvais rêve : j’ai rêvé que Nicolas Sarkozy avait été élu président de la France ; la France qui a voté contre la constitution européenne libérale, la France opposée à la guerre en Irak, la France sensible à la protection de l’environnement, la France attentive à son indépendance par rapport aux Etats-Unis, la France qui a pour devise « liberté, égalité, fraternité »… Lundi matin je me suis réveillée et c’était la réalité. Une France schizophrène avait pris comme représentant un homme qui, au lieu d’aller à la rencontre de ses électeurs, préférait dîner dans un restaurant luxueux avec un chanteur parti à l’étranger pour ne pas payer ses impôts… un homme qui ne peut pas se déplacer sur le territoire national sans être accompagné d’une nuée de forces de l’ordre… un homme qui critique ce qu’il nomme « l’arrogance » de la France face aux Etats-Unis … un homme qui se croit obligé de monter sur un tabouret pour serrer la main des autres dirigeants…. Il faut croire que le MEDEF et le F.N avaient raison : la France est donc bien malade. Elle s’est oubliée elle-même. Elle se prend pour un petit pays exsangue, vieux, étriqué, mesquin. Un pays de Gaulois ( ?) angoissés qui a effacé son histoire riche d’invasions multiples et de vagues successives d’immigration. Un pays complexé qui se croit obligé d’aller chercher ailleurs ses valeurs et sa morale. Un pays qui accorde plus de valeur à l’argent qu’à l’humain. Heureusement, tout cela n’est qu’une mascarade passagère : cette France-là n’est pas la vraie France, la France de Voltaire, de Hugo, de Zola, la France des droits de l’homme. La vraie France est jeune, ardente, républicaine, riche de ses histoires mêlées. Il faut le crier bien haut au monde qui s’étonne et parfois s’inquiète. Que faire à présent ? Certains parlent de résistance. La vigilance, au moins, est nécessaire. Réagir à la déception par la violence n’est pas la solution. Cela nous entraînerait dans une logique qui n’est pas la nôtre. La vraie France doit continuer à travailler pour la liberté et la justice, continuer à défendre les plus faibles et les plus pauvres. La vraie France doit aider à guérir nos concitoyens qui vivent dans la peur, qui sont si mal dans leur peau qu’ils ont besoin d’ « étrangers » sur qui reporter leurs frustrations, qui n’ont trouvé d’autre valeur refuge que l’argent. Dans nos familles, nos écoles, nos associations, nos entreprises, partout, aidons-les à retrouver la véritable image de la France, notre pays à tous. Faisons ce que nous savons faire, chacun selon ses possibilités : témoigner, aller à la rencontre des autres, parler, écrire… un simple sourire a tant de force, parfois. La vraie France est éternelle. L’autre, ce n’est qu’un mauvais rêve dont nous allons très vite nous réveiller.

Carole Lavoie, romancière, auteur dramatique, ancienne porte parole des Motivé-e-s de Nantes..

toujours rien

Selon des sources bien informées, aucune activité zygomatique n’aurait été enregistrée sur le visage de Michel Sardou depuis le 6 mai.

«Tu te calmes, sinon t’es mort !»

sur le site de Libération

Six lycéens mineurs de l’établissement Paul-Bert à Paris ont passé neuf heures en garde à vue, avant-hier, «pour avoir déplacé des poubelles sur dix mètres de trottoir», selon les mères d’Antoine, 15 ans, et de Lucas, 17 ans, qui comptent porter plainte à l’inspection générale des services (IGS), la police des polices .

Enfermés. Lundi, à 9 heures, les six adolescents attrapent trois poubelles vertes plantées devant le lycée, afin, dit l’un d’eux, de «les mettre de côté au coin de la rue, avec dans l’idée de bloquer les portes à 14 heures», pour protester contre l’élection de Nicolas Sarkozy.

Quatre policiers de la brigade anticriminalité (BAC) les interpellent. Contrôle, fouille, menottes. D’après Antoine, la palpation s’avère violente au niveau des testicules, surtout pour un copain de 17 ans qui «a eu si mal» qu’il a «repoussé par réflexe» ce policier en civil et lancé : «Ne me touche pas !» Le fonctionnaire aurait rétorqué : «Tu te calmes, sinon t’es mort !» Les six ont été embarqués au commissariat du XIVe arrondissement, accrochés à un banc, puis enfermés en cellule. Dans une cage «dégueulasse, avec de la pisse par terre, des matelas très sales et une crotte séchée par terre avec une paille plantée dedans», décrit Antoine, écoeuré, qui n’a pas pu avaler les raviolis du déjeuner à cause de «la mauvaise odeur». Motif officiel de la garde à vue : «Tentative de destruction de biens publics en réunion.» L’un des policiers a en effet avancé que les lycéens «voulaient mettre le feu aux poubelles» de la ville, considérées comme des biens publics. Les interrogatoires des mineurs ont été centrés sur ce point.

Le fait que l’un des six porte une capuche et un autre une écharpe «à cause du froid à 9 heures du matin» a laissé penser à ces policiers ­ selon la préfecture de police ­ qu’ils «avaient l’intention de faire une connerie». Nul autre témoin ou élément matériel n’ayant corroboré la suspicion d’un seul fonctionnaire, l’affaire a été classée. Et les adolescents relâchés à 19 heures. N’empêche, ces six jeunes ont subi neuf heures de garde à vue «pour rien», selon eux, avec prélèvement d’empreintes digitales et photographies anthropométriques, «comme dans les films», dit Antoine. Il ajoute : «Le policier qui a pris les photos et les empreintes nous a dit : « Vous aurez un casier judiciaire. » Et là, j’ai flippé d’être renvoyé du lycée, d’être déscolarisé. J’ai eu peur aussi de ne pas pouvoir faire certains métiers plus tard si j’avais un casier judiciaire.»

«Haine». En classe de seconde économique et sociale (SES), le matheux Antoine veut passer un BTS audiovisuel. Sa mère, artiste peintre, redoute que «ces jeunes tout frais qui font des études et du skate finissent par mal tourner si on les provoque, si on les humilie, si la police les traite mal, car ça fait monter la tension. A la sortie du commissariat, ils avaient la haine. Du coup, ils ont fait un tour place de la Bastille le soir même pour, ont-ils dit, « regarder la violence »».

 
12

Annick GIRARDIN |
résistons au sarkozysme |
Jean et Nicolas |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CADDHOM
| western sahara2007
| SECTION de COSNE/LOIRE du P...